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Cours Réseaux N°7 : les services réseaux

Auteur : Frédéric Jacquenod
Adaptation : Christophe Magdelaine
Le principe de service

Lorsque l'on parle de services, il y a une offre et une demande, le contexte est alors celui de client-serveur. Le serveur pouvant aussi être client et inversement.
Il ne faut pas confondre les services et les applicatifs. Les services sont des parties indirectement utilisées par le client tandis qu'un applicatif lui l'est directement. Exemple : Un serveur proposant une gestion des impressions ne sera accessible qu'à travers des applicatifs. Le service lui reçoit une requête d'un applicatif et la traite. On n'accéde pas directement au service.

Les services sont divers, allant du serveur de noms au serveur de courrier électronique en passant par d'autres plus axés sur la configuration de matériels. Les demandes formulées par les clients, sont véhiculées par les réseaux grâce aux protocoles de transport. La littérature emploie de nombreux termes pour parler de ces services : processus, démon, serveur, programme serveur... Pour que ces services soient utilisables, il faut les matériels adéquats sur le réseau les proposant.
Les ports sont des numéros qui référencent un service proposés sur le serveur, ce sont des canaux d'écoute. Pour le serveur, ce canal indique quel service est demandé tandis que pour le client il indique vers quel canal la réponse doit être envoyée. Les matériels utilisent des numéros de port plutôt que des noms afin d'homogénéiser les services quelque soit le système utilisé. La machine lorsqu'elle reçoit des demandes, les transmet au port indiqué qui est en attente, à l'écoute. Dès qu'il reçoit cette demande, il est "réveillé " et peut alors les traiter.
Ces services sont décrits dans le RFC 1700 et sont présents, sous UNIX, dans un fichier du nom de services situé dans le répertoire /etc du système. On retrouve les mêmes paramètres sur macintosh dans le gestionnaire d'extensions et sur windows dans le panneau de configuration.

Un client contacte donc les services d'un serveur, après que sa machine cliente lui ait affecté un numéro de port source. Ce numéro est l'identifiant pour le client et est attribué selon différents critères (aléatoire, libre...). Il ne faut pas confondre le numéro de port client et celui du serveur. Leur signification n'est pas la même. Celui du service est associé à un service à rendre au contraire de celui du client. par exemple, un client qui veut utiliser un service de telnet enverra sa demande sur le port 23 du serveur mais lui peut avoir n'importe quel numéro de port (à partir d'une limite vers 4000) du moment qu'il est libre. La connexion et l'échange de données sont fonction du protocole de communication utilisé.
Lors du traitement d'un service, il est possible qu'un même service soit demandé sans que le traitement du premier ne soit terminé. C'est pourquoi, au moment d'une demande, le serveur crée un sous-élément, copie conforme de son programme (processus). On appelle cela un processus fils. Ce processus traitera la demande tout en laissant le processus père (processus ou programme initial) libre. Si une autre demande arrive, un nouveau processus fils est créé et ainsi de suite. En langage de programmation on parle de fork (fourchette en français le manche est le processus père, les dents les processus fils). Lorsqu'une demande est satisfaite, le processus fils se termine et disparaît.

Le DNS (Domain Name Server)

Le nom affecté à un matériel permet de l'identifier de manière plus simple par un utilisateur. Par exemple, delair.online.fr est plus significatif que 212.27.32.15. Un nom peut ainsi être associé à n'importe quelle interface réseau. Il est défini par l'administrateur du domaine dans lequel elle se situe.

Deux mécanismes permettent de faire cette résolution de noms.

Le premier est "local".
On parle alors de table des hosts ou tables des machines. La résolution se fait grâce à une table comportant des liens entre les adresses logiques et les noms déterminés par l'administrateur. Sur les systèmes UNIX, ce fichier se nomme hosts et se situe dans le répertoire /etc. Ce fichier est utilisé dans le cas où le DNS n'est pas actif. On retrouve dans ce fichier, tous les matériels gérés par le domaine comme les serveurs, les terminaux, les routeurs, les imprimantes .... ainsi qu'une adresse de loopback 127.0.0.1 associé aux noms loopback et localhost. Il y a donc association entre une adresse IP et un ou plusieurs noms. En effet, un matériel peut avoir plusieurs noms : ce sont des alias permettant d'accéder également à cette adresse.
Ce mécanisme demande une gestion lourde car chaque ajout, chaque changement doit être répercuté dans cette table de manière manuelle. Ce fichier est malgré tout encore très utilisé.
Si le DNS ne fonctionne plus, ces tables le remplacent moyennant quelques manipulations rapides sur les serveurs. Dans le cas d'un petit intranet, où le besoin de communiquer vers l'extérieur n'est pas nécessaire et inversement, la mise en place d'un DNS n'est pas utile, ce mécanisme est largement suffisant. Par contre, on le concoit qu'il devient très difficile voir impossible de l'utiliser dans le cas de l'internet.
Avant que le service DNS n'apparaisse, un organisme était chargé de donner et de maintenir une table gigantesque des machines de l'internet. Cet organisme est connu sous le nom de NIC (Network Information Center). Seulement quelques interfaces principales étaient référencées.

Le deuxième mécanisme est le DNS
.
Ce service s'est généralisé sur internet. Le DNS est un système hiérarchique comparable à l'organisation de répertoires. Il n'existe pas comme dans le mécanisme précédent de fichiers ou de services regroupant la totalité des informations mais un ensemble de serveurs de noms. Les domaines en haut de l'édifice sont découpés en deux catégories, celui géographique (fr, us, jp ...) et celui référençant le type d'organisations : com pour les organismes commerciaux, edu pour la formation, org...
Un organisme est chargé de la gestion de ces domaines : l'Internic. En france, le domaine .fr est géré par le NIC France : l'AFNIC.
L'administrateur de ce domaine ou sous domaine est libre ensuite de créer d'autres sous partie dans celui dont il est responsable. La plupart du temps, la résolution de nom est demandée pour une interface locale. Les matériels accèdent ainsi à d'autres situés dans le réseau local géré par le DNS. Si le nom à résoudre n'est pas affecté à une interface locale, il faudra faire une requête au serveur DNS supérieur.
Chaque domaine possède un serveur de nom primaire et le plus souvent, un serveur secondaire, permettant, en cas de panne du premier une continuité du service via ce nouveau relais. Un autre serveur dit de cache, peut être mis en place pour conserver et augmenter une table de correspondance au fur et à mesure des demandes et des résolutions qu'il rencontre. Il permet (comme un cache web), si une même demande est effectuée, de fournir la réponse sans être obligé de refaire la recherche dans le réseau.

NIS (Network Information Service)

Ce service repris par tous les systèmes a été développé par SUN, il est aussi connu sous le nom "Yellow Pages" (YP ou pages jaunes). Ce service NIS, permet de centraliser (à la manière du DNS) les fichiers d'administration importants, fichier de mot de passe, fichiers des tables des machine, fichier des groupes ... Lorsqu'on souhaite activer ce service, on crée un domaine de NIS du nom voulu qui sera utilisé par les clients. Le principe des NIS est de transformer les fichiers d'administration importants et utilisés sur l'ensemble des serveurs en autant de base de données interrogeables via le réseau. On les appelle les maps ou cartes. Ceci permet une centralisation des informations et ainsi une administration plus simple. Les contreparties de ce système sont des problème de fiabilité et de sécurité malgré la mise en place des NIS+ (service NIS sécurisé).

Le service de messagerie électronique

Ce service est l'un des principaux utilisés dans les réseaux, internet et intranet.
L'envoi d'un courrier électronique doit être possible et ne doit pas bloquer l'émetteur si le destinataire n'est pas accessible (réseau défaillant, matériel en panne ou arrêté ...). C'est pourquoi il a été mis en place un système de spool, qui permet de stocker pendant un certain temps le courrier avant de pouvoir l'émettre ou l'émettre à nouveau. Le courrier utilise le protocole de transport TCP. Si le destinataire peut recevoir le message, le client envoie une copie et attend la réponse du serveur indiquant si le message est bien arrivé. Si tout s'est bien déroulé, la copie dans le spool est détruite. Le destinataire stocke à son tour le message dans une zone de spool. Si l'envoi n'est pas possible, le message est conservé dans le premier spool. Le système le scrute à intervalles réguliers pour déterminer si il y a des messages à expédier. Le service de courrier électronique se base sur plusieurs protocoles dont les principaux sont SMTP (Simple Mail Transport Protocol), POP (Post Office Protocol), IMAP (Interactive Mail Access Protocol) ... Des extensions à ces protocoles permettent d'obtenir un meilleur service, comme l'important MIME.

SMTP (Simple Mail Transport Protocol).
SMTP est le protocole de transport du courrier électronique et utilise TCP/IP. Le port correspondant à SMTP est le port 25 (connection par un telnet : nom 25). Lorsque vous envoyez un courrier, vous le faites via ce protocole en utilisant les des commandes texte sans vous en rendre compte grâce à des interfaces comme outlook express, pine, elm, mail ou netscape ... Mais il est tout à fait possible d'envoyer du courrier sans utiliser les interfaces habituelles mais en se connectant tout simplement sur le port 25 du serveur de courrier. Des mots clés permettent ensuite d'ouvrir la connexion TCP, d'identifier le client (HELO), d'entrer l'adresse de l'expéditeur (MAIL FROM:), du destinataire (RCPT TO:), le texte de votre message (DATA), d'envoyer le tout et de fermer la connexion TCP (QUIT).

POP (Post Office Protocol)
Ce protocole ne remplace pas SMTP, il offre un autre service. Il utilise un autre port de communication. Ce port est, pour la version 3, POP3, le port 110. On le retrouve dans le fichier des services /etc/services. La version 2 de POP utilise le port 109. Le protocole de communication pour ce service est uniquement TCP.
Ce service permet à un poste client, de récupérer le courrier d'un utilisateur en le transférant localement (sur le disque dur de la machine cliente). Chaque consultation de sa boîte aux lettres détruit les messages, une fois transférés localement du serveur distant. Le fait de détruire les messages sur le serveur de messagerie et de le rapatrier localement pose des problèmes lorsque l'utilisateur travaille sur plus d'un poste client. C'est pourquoi, POP est très utilisé mais a tendance a être remplacé par le service IMAP plus souple.

MIME (Multi-purpose Internet Mail Extensions)
Cette spécification de format n'est pas un service mais un additif au courrier électronique indépendant des protocoles de transport. Il y a donc homogénéisation des courriers. Ce phénomène permet une compréhension dans tous les cas, indépendamment des plates-formes de travail. MIME encode le message en fonction de son contenu. Avant l'arrivée de MIME, les courriers étaient codés au format ASCII US c'est à dire sur 7 bits. Il ne pouvait y avoir d'accents, ... MIME introduit deux autres types de codage QP (Quoted-Printable pour les caractères nécessitant plus de 7 bits) et Base64 (pour tout ce qui est binaire fichier attaché ...). Il existe donc des entêtes en fonction du format de message envoyé. Content-Type indique si il y a une image, de la vidéo, de l'audio, multipart ... Content-Transfer-Encoding indique le type d'encodage utilisé, 7 bits, 8 bits, binary ...

RARP (Reverse Address Resolution Protocol)

Les informations d'un matériel sont généralement stockées sur le disque dur comme son adresse IP. Comment cela se passe t'il si le matériel n'a pas de disque dur comme un terminal ? RARP va permettre à ces matériels de charger leur adresse IP stockée sur un serveur distant en mémoire vive grâce à son adresse ethernet. L'adresse IP ainsi récupérée va lui permettre de communiquer via TCP/IP c'est assez paradoxal. Le client communique avec le serveur en utilisant leur adresse MAC. Généralement, le client va diffuser sa demande sur le réseau et attendre une réponse. Le serveur contenant la " base de données " adresses-MAC -> Adresses-IP, lui répond alors grâce à ce protocole. Une fois les informations récupérées, le terminal les conservera jusqu'au prochain arrêt électrique.

BOOTP (Bootstrap Protocol)
Ce protocole est une alternative à RARP. Il permet de transmettre, en plus de l'adresse IP, d'autres informations (gateway ...). Ces informations sont statiques et conservées sur le serveur. Sous unix, ce fichier est /etc/bootptab.

DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol).
Ce protocole utilise les mêmes ports que BOOTP et peut le remplacer. Il permet d'affecter à un matériel une adresse de manière dynamique. Ce système permet de gérer des réseaux de grande taille pour lesquels le nombre d'adresses n'est pas suffisant ou des réseaux dans lesquels il y a de nombreux mouvements de matériels (un portable qui est utilisé dans différents sous-réseaux). Rien n'empêche d'affecter en même temps des adresses fixes pour des matériels permanents. Il est évident que dans le cas de l'utilisation du service DHCP, le DNS risque d'être pris en défaut. Un matériel ayant une dénomination fixe mais une adresse logique variable sera difficilement référencé par le DNS. Pour cette raison, un DNS dynamique est en cours de normalisation par l'IETF. Sa mise à jour serait automatique grâce au serveur DHCP.

Le service de fichiers et d'impression

Le service de fichiers permet aux utilisateurs de travailler sur des fichiers situés sur des serveurs différents comme si ils étaient locaux. Ce partage est transparent pour les utilisateurs. A la différence d'un accès via ftp, le fichier n'existe que sur un serveur, il n'est pas dupliqué. Un serveur donne la possibilité à des clients, via une liste d'accès, de partager des répertoires et donc de faire des copies virtuelles de ses contenus. Ce service peut permettre de gérer des stations sans disque. Le disque contenant les informations est alors une image de celui contenu sur le serveur.

Le service d'impression est très utilisé. Il permet de partager des imprimantes entre un serveur et des clients n'ayant pas le même système d'exploitation (NT -> UNIX, MAC -> UNIX ...) et assure aussi une gestion centralisée. Un protocole sous unix est utilisé : qdaemon qui gère les queues d'impression.

Nous vous informons que ce cours constitue une œuvre protégée en France par le Code de la Propriété Intellectuelle, et à l’étranger par les conventions internationales en vigueur sur le droit d’auteur. La violation de l’un des droits d’auteur de l’œuvre est un délit de contrefaçon. Il est donc interdit, à titre privé ou public, de reproduire, copier, vendre, revendre ou exploiter, que ce soit dans un but commercial ou purement gratuit, ce cours, sauf accord exprès et préalable de son auteur.


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